En bref
- Au 31 décembre 2024, 18,2 millions de personnes percevaient une pension de retraite en France selon la DREES.
- Le montant moyen tous régimes confondus atteint 1 705 euros bruts par mois, mais cache de fortes disparités.
- Un ancien salarié du secteur privé touche en moyenne 1 370 euros bruts, contre 2 400 euros pour un fonctionnaire d’État.
- La DREES distingue trois classes de retraités : populaire (30 %), moyenne (50 %) et aisée (20 %) de la population.
- Les mères nées en 1964 sont exclues de la surcote de 5 % prévue pour les fins de carrière prolongées.
Un écart de 1 030 euros qui interroge
Deux voisins, deux parcours, deux pensions très différentes. L’un perçoit 2 400 euros de pension de retraite chaque mois, l’autre doit se contenter de 1 370 euros. Cette différence de 1 030 euros n’a rien d’anecdotique : elle reflète une réalité documentée par une étude officielle de la DREES, qui éclaire les Français nés avant 1964 sur ce qui les attend concrètement en 2026.
Au 31 décembre 2024, 18,2 millions de personnes percevaient une pension de retraite en France. Le montant moyen s’établissait alors à 1 705 euros bruts par mois. Mais ce chiffre global masque des situations très variées selon le parcours professionnel suivi, ce qui explique en grande partie l’écart observé entre deux retraités aux carrières différentes.
Des montants qui dépendent du régime professionnel
En intégrant les revalorisations prévues entre 2024 et 2026, les écarts entre régimes dessinent une véritable mosaïque. Un ancien salarié du secteur privé perçoit en moyenne 1 370 euros bruts par mois, soit le montant le plus bas parmi les catégories étudiées. Les professions libérales se situent légèrement au-dessus, avec 1 450 euros mensuels.
Les régimes spéciaux affichent quant à eux une moyenne de 1 940 euros, tandis que les fonctionnaires d’État se démarquent nettement avec environ 2 400 euros par mois. C’est précisément cet écart entre un ancien salarié du privé et un fonctionnaire d’État qui correspond à la différence de 1 030 euros évoquée en introduction.
Trois classes distinctes de retraités
Au-delà des régimes professionnels, la DREES segmente l’ensemble des retraités en trois blocs. La classe populaire, qui regroupe les revenus les plus faibles, représente environ 30 % de la population retraitée. À l’autre extrémité, la classe aisée concentre les ressources les plus élevées et compte pour 20 % de la population.
Entre ces deux extrêmes, la classe moyenne englobe la moitié des retraités, soit 50 % de la population. Pour cette catégorie intermédiaire, les revenus se situent entre 1 683 et 3 119 euros mensuels après impôts et prestations sociales, pour une personne seule, selon des éléments relayés par Pleine Vie.
Des règles qui varient selon la génération
Le montant final d’une pension ne dépend pas uniquement du régime d’affiliation. La génération à laquelle appartient l’assuré joue également un rôle déterminant, et certaines dispositions censées favoriser la prolongation d’activité ne s’appliquent pas de la même façon à tous.
C’est le cas des mères nées en 1964, exclues de la surcote de 5 % instaurée pour revaloriser certaines fins de carrière. Cette situation illustre la complexité du système actuel et les pièges potentiels pour celles et ceux qui cherchent à optimiser leurs droits avant leur départ.
Anticiper plutôt que subir
Face à l’inflation et à la hausse des prix, les générations nées avant 1964 scrutent avec attention les règles qui détermineront leur niveau de vie futur. Les chiffres dévoilés par la DREES permettent d’y voir plus clair sur les montants réellement perçus selon les parcours professionnels.
Chaque situation reste toutefois unique. Comprendre les mécanismes de calcul propres à son régime, ainsi que les règles spécifiques à sa génération, demeure indispensable pour anticiper correctement son avenir financier et éviter les mauvaises surprises au moment du départ à la retraite.



