En bref
- Le RSA ne génère aucune cotisation retraite, donc aucun trimestre n’est validé pendant les années où il est perçu.
- Un retraité ayant vécu uniquement du RSA ne touche aucune pension de retraite de base, celle-ci étant égale à zéro.
- Selon la Drees, les anciens allocataires d’un minimum social perçoivent une retraite presque deux fois inférieure à la moyenne nationale.
- L’Aspa prend le relais et peut atteindre 1034,28 € par mois pour une personne seule, sous conditions de ressources.
- Pour un couple, le montant de l’Aspa à taux plein grimpe jusqu’à 1605,73 € mensuels selon les mêmes critères.
Une vie entière au RSA, zéro trimestre validé
Le revenu de solidarité active assure une protection minimale aux foyers en difficulté, mais il ne crée aucun droit pour la retraite. Contrairement au salaire ou aux allocations chômage indemnisées, le RSA n’entraîne aucun versement de cotisations à l’assurance vieillesse.
Chaque mois perçu au titre du RSA n’est donc jamais comptabilisé comme trimestre de retraite. Une carrière construite uniquement autour de cette aide se traduit mécaniquement par zéro trimestre acquis au moment du départ en retraite.
Une pension de base réduite à néant
Selon la Drees, les anciens bénéficiaires d’un minimum social actif touchent, une fois à la retraite, une pension presque deux fois inférieure à la moyenne nationale. La cause est directe: l’absence totale de trimestres validés durant la vie professionnelle.
Ni le RSA ni l’AAH ne sont considérés comme des périodes contributives. Le magazine Marie France rappelle qu’en l’absence de trimestres, la pension de retraite de base est purement et simplement égale à zéro, laissant le retraité uniquement dépendant des aides non contributives.
L’Aspa, seul recours pour un revenu minimal
Faute de droits contributifs, ces retraités peuvent solliciter l’Allocation de solidarité aux personnes âgées, l’ancien minimum vieillesse. Versée par la caisse de retraite dès l’âge de 65 ans, selon les situations, elle ne s’enclenche que sur demande, après examen des ressources du foyer et sans condition de carrière antérieure.
C’est le seul moyen légal pour un ancien allocataire du RSA d’obtenir un revenu régulier à la retraite, puisque la pension de base reste nulle dans son cas.
Le montant exact de l’Aspa à taux plein
Cette année, l’Aspa peut atteindre, à taux plein, 1034,28 € par mois pour une personne seule vivant en France, sous conditions de ressources. Pour un couple, ce montant monte jusqu’à 1605,73 €.
Pour un retraité dont les seules ressources proviennent du RSA durant toute sa carrière, c’est donc environ 1034 € qu’il perçoit chaque mois au titre de l’Aspa. Ce montant reste nettement inférieur à la pension moyenne des autres retraités, reflet d’une précarité qui persiste même après la fin de la vie active.
Des aides complémentaires pour tenir le budget
L’Aspa ne couvre pas toujours l’intégralité des besoins du quotidien. Il est donc conseillé de cumuler d’autres dispositifs sous conditions, comme l’allocation logement, la complémentaire santé solidaire ou l’aide sociale locale.
Certains retraités aux revenus modestes cherchent aussi des solutions complémentaires: petits métiers autorisés, participation à des activités rémunérées, ou encore investissement dans des dispositifs d’épargne retraite solidaire. Ces pistes restent toutefois marginales face à l’ampleur du manque à gagner créé par une carrière entière passée au RSA.



