En bref
- Maria Garcia, retraitée américaine de 64 ans, voit ses revenus mensuels chuter d’environ 2 478 à 1 328 euros depuis son départ à la retraite.
- Elle doit parfois choisir entre acheter les médicaments de ses chats ou se nourrir, et recourt alors à la nourriture pour félins.
- Selon elle, des milliers voire des millions de seniors americains connaitraient des difficultés similaires pour payer leurs soins medicaux.
- Certains retraités americains consommeraient regulierement de la nourriture pour chat, en l’assaisonnant pour lui donner davantage de gout.
- En France, 10,4 % des retraités vivaient sous le seuil de pauvete en 2024 selon l’Insee, soit environ 1,6 million de personnes concernees.
Une chute brutale des revenus à la retraite
Maria Garcia, 64 ans, pensait aborder sa retraite avec sérénité. Son témoignage, rapporté par l’économiste Teresa Ghilarducci dans Forbes, montre une tout autre réalité. Du jour au lendemain, elle est passée de 2 400 à 1 300 euros par mois, une baisse qui a bouleversé son quotidien.
Plus précisément, elle percevait environ 2 800 dollars, soit près de 2 478 euros, lorsqu’elle travaillait encore. Aujourd’hui, sa pension s’élève à environ 1 500 dollars, l’équivalent de 1 328 euros mensuels. Une somme qui ne couvre plus toujours ses besoins essentiels.
Des choix impossibles entre soins et alimentation
Face à ce budget resserré, Maria décrit un dilemme qu’elle n’aurait jamais imaginé devoir affronter : nourrir ses chats ou les soigner. Selon ses mots, elle doit « soit acheter leurs médicaments et manger de la nourriture pour chat, soit se passer de leurs médicaments ».
Elle assure que sa situation est loin d’être isolée. « Je suis sûre qu’il y a des milliers, voire des millions de seniors dans ce pays comme moi qui n’ont pas les moyens de payer leurs médicaments », confie-t-elle dans son témoignage.
La nourriture pour chat, un recours bien réel
Ce recours à la nourriture pour animaux n’est pas qu’une image. Interrogée sur ce sujet, Maria rapporte les propos de personnes qui en consomment réellement. Certaines disent que « ça commence à avoir davantage le goût du thon », ou ajoutent un ingrédient pour en améliorer le goût.
Elle explique aussi la logique derrière ce choix. « Ils ont déjà un chat à la maison, alors ils peuvent acheter un carton de boîtes », raconte-t-elle. Une solution économique, déjà disponible chez soi, quand l’argent vient à manquer en fin de mois.
Une boîte par repas, peu importe l’accompagnement
Selon Maria, certains seniors organisent leur alimentation autour de cette ressource de fortune. « Ils ont une boîte pour chaque repas », poursuit-elle. L’essentiel, pour eux, reste de couvrir leurs besoins nutritifs de base.
« Qu’ils aient ou non quelque chose à manger avec n’est pas important pour eux, parce qu’ils se disent qu’ils obtiennent les nutriments dont ils ont besoin grâce à la nourriture pour chat », rapporte-t-elle. Un témoignage qui illustre jusqu’où certains retraités américains disent devoir aller lorsque leur pension ne suffit plus.
Une réalité différente, mais une pauvreté bien présente en France
En France, la situation diffère nettement de celle décrite par Maria aux Etats-Unis. Mais la pauvreté touche aussi une partie significative des retraités. Selon l’Insee, 10,4 % des retraités vivant en France métropolitaine se trouvaient sous le seuil de pauvreté en 2024, soit environ 1,6 million de personnes.
Ce seuil était alors fixé à 1 337 euros par mois pour une personne seule, un montant proche de celui que perçoit désormais Maria outre-Atlantique. Si les systèmes de protection sociale diffèrent fortement entre les deux pays, ce témoignage rappelle que la question du niveau de vie des retraités reste un sujet sensible des deux côtés de l’Atlantique.



