En bref
- Le 13 octobre sur LCI, Yaël Braun-Pivet affirme que le salaire des députés ne sera pas réduit malgré le budget 2027 sous austérité.
- La présidente de l’Assemblée nationale invoque une loi de 1958 jamais modifiée pour justifier le maintien de l’indemnité parlementaire.
- Elle assure que les élus sont des Français comme les autres, soumis aux hausses d’impôts et au prix du carburant.
- L’indemnité parlementaire de base dépasse 7 500 euros bruts par mois, un montant bien supérieur au salaire moyen en France.
- Les députés disposent aussi d’indemnités pour leurs déplacements, leur hébergement, leur matériel informatique et la rémunération de leurs collaborateurs.
Une position tranchée sur LCI
Invitée sur le plateau de LCI mardi 13 octobre, Yaël Braun-Pivet a été interrogée sur une possible baisse du salaire des députés, en pleine préparation du budget 2027. Sa réponse n’a laissé aucune place au doute : la rémunération des parlementaires ne changera pas.
La présidente de l’Assemblée nationale a justifié cette position en rappelant un cadre légal ancien. Selon elle, la loi qui encadre l’indemnité parlementaire existe depuis 1958 et n’a jamais été modifiée depuis sa création.
« Les députés sont des Français comme les autres »
Face à la question d’une téléspectatrice sur l’effort demandé aux élus, Yaël Braun-Pivet a balayé la proposition. Elle a affirmé qu’on ne demande à personne de baisser son salaire en France, que l’on soit fonctionnaire ou salarié du privé.
Pour étayer son propos, elle a mis en avant le fait que les députés paient eux aussi des impôts et subissent la hausse des prix à la pompe comme tous les contribuables. Un argument destiné à rapprocher le quotidien des élus de celui des citoyens ordinaires.
Une loi de 1958 présentée comme intouchable
La présidente de l’Assemblée a rappelé que l’indemnité des parlementaires est alignée sur celle des hauts fonctionnaires, dans le cadre d’une loi vieille de plusieurs décennies. Pour elle, ce cadre légal n’a pas vocation à évoluer.
Elle a conclu son argumentaire par une formule sans ambiguïté : la rémunération des députés ne bouge pas et elle ne bougera pas. Une manière de clore définitivement le débat, du moins de son point de vue.
Plus de 7 500 euros bruts par mois
Les chiffres mis en avant par la rédaction contrastent avec le discours de Yaël Braun-Pivet. L’indemnité parlementaire de base s’élève à plus de 7 500 euros bruts mensuels, un montant largement supérieur au salaire moyen constaté en France.
Interrogée sur ce décalage, la présidente de l’Assemblée a assuré que cette somme restait très inférieure à celle perçue par des homologues dans d’autres grands pays européens. Elle n’a toutefois avancé aucune comparaison chiffrée pour étayer cette affirmation.
Des avantages qui dépassent le seul salaire
Au-delà de l’indemnité fixe, les députés bénéficient de plusieurs moyens liés à l’exercice de leur mandat. Des indemnités spécifiques couvrent leurs frais de déplacement, leur hébergement ou encore l’achat de matériel informatique.
Une enveloppe est également prévue pour rémunérer leurs collaborateurs parlementaires. Cet ensemble de moyens interroge sur la formule employée par Yaël Braun-Pivet, qui présente les élus comme des Français comme les autres.



