En bref
- Dans son rapport du 13 octobre, le FMI cite une correction des actifs liés à l’IA parmi les trois grands risques financiers, avec la dette publique et les cyberattaques.
- Sept géants (Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia, Tesla) pèsent 35 % de la valeur du S&P 500.
- La part des centres de données dans les émissions d’obligations de bonne qualité est passée de 1 % à 10 % depuis 2024.
- Les épargnants français sont surtout exposés via les fonds et contrats investis en actions américaines.
« Les conséquences d’une correction de l’IA pourraient être mondiales. » Le Fonds monétaire international ne parle pas de krach, mais il hausse le ton. Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière mondiale, publié le 13 octobre, il range la chute possible des actifs liés à l’intelligence artificielle parmi les trois grands risques du moment, avec une remontée des taux sur les dettes publiques et les cyberattaques, selon Next.
Ce qui inquiète le FMI
Le FMI doute que les montants investis dans l’IA rapportent autant que prévu : ses capacités pourraient être atteintes avec moins d’investissements, et les gains économiques être moins importants qu’attendu. Or les marchés reposent de plus en plus sur ce pari.
- Concentration : sept entreprises, Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla, représentent 35 % de la valeur du S&P 500.
- Endettement : la part des centres de données géants dans les émissions d’obligations de bonne qualité est passée de 1 % à 10 % depuis 2024.
- Financements croisés : depuis 2023, les 14 entreprises étudiées ont investi environ 300 milliards de dollars les unes dans les autres, ce qui lie leur sort.
- Effet de levier : particuliers et fonds spéculatifs se sont exposés avec de l’argent emprunté, notamment via des ETF, ce qui pourrait « exacerber le choc ».
Qui serait le plus touché
Les économies asiatiques, Corée du Sud et Taïwan en tête, sont les plus exposées. L’Union européenne l’est moins, mais par ricochet : l’exposition mondiale aux actifs américains est « plus haute qu’elle n’avait jamais été », a souligné le directeur adjoint du FMI Athanasios Vamvakidis, cité par Next.
Ce que cela implique pour votre épargne
Un livret ou un fonds en euros d’assurance vie ne sont pas exposés aux actions. En revanche, les unités de compte, un PEA ou un ETF « monde » contiennent souvent une part importante de grandes valeurs technologiques américaines. Sans céder à la panique, le FMI invite surtout à limiter l’endettement lié à ces placements. Pour un particulier, cela revient à vérifier la répartition de son épargne et à éviter les produits à effet de levier.
Sources : Next – Presse-citron – Central Banking.



