En bref
- Curro Cordero, retraité espagnol de 67 ans, perçoit une pension mensuelle de 1 780 euros.
- Il a cotisé pendant 43 ans à la Sécurité sociale espagnole, auxquels s’ajoutent 18 mois de service militaire dans la Marine.
- Ses deux filles, actives, gagnent chacune environ 1 200 euros par mois, un salaire inférieur à sa pension.
- Le témoignage a été diffusé dans l’émission Y ahora Sonsoles sur Antena 3, puis relayé par le média AS.
- Le retraité ne demande pas de baisse des pensions, mais une hausse des salaires pour les actifs.
Un témoignage qui interroge sur les écarts de revenus
Le pouvoir d’achat reste une préoccupation constante pour de nombreux ménages. Les écarts de revenus entre générations alimentent régulièrement le débat public, notamment lorsque des actifs à temps plein peinent à joindre les deux bouts malgré un emploi stable.
C’est dans ce contexte qu’un témoignage a retenu l’attention en Espagne. Curro Cordero, invité de l’émission Y ahora Sonsoles sur Antena 3, a raconté sa situation personnelle. Son récit a ensuite été relayé par le média AS.
Une pension de 1 780 euros de retraite jugée méritée
Âgé de 67 ans, ce retraité perçoit aujourd’hui une pension de 1 780 euros par mois. Pour lui, ce montant n’a rien d’excessif. Il met en avant une carrière longue de 43 ans de cotisation à la Sécurité sociale espagnole.
À cette durée s’ajoutent 18 mois de service militaire effectués dans la Marine. Selon Curro Cordero, l’ensemble de ce parcours justifie pleinement le niveau de sa pension, qu’il considère comme la juste contrepartie de ce qu’il a versé au système de protection sociale tout au long de sa vie active.
Le paradoxe des salaires de ses filles
Si le retraité assume totalement sa position, il n’en oublie pas pour autant la situation de ses deux filles. Chacune touche un salaire d’environ 1 200 euros par mois, soit nettement moins que sa propre pension.
Avec cette somme, elles doivent couvrir leurs dépenses courantes tout en remboursant un prêt immobilier. Curro Cordero pointe ainsi un paradoxe : toucher davantage que ses propres enfants, pourtant toujours en activité professionnelle.
Ce constat illustre, selon lui, les difficultés que rencontrent certains travailleurs pour maintenir un niveau de vie satisfaisant, les salaires actuels ne permettant pas toujours de régler mensualités de crédit, factures et autres dépenses indispensables.
Pas une critique des pensions, mais des salaires
Le retraité a tenu à préciser que son témoignage n’était en aucun cas une critique des pensions versées aux personnes ayant travaillé plusieurs décennies. Il se dit satisfait de sa propre situation et ne souhaite pas que les droits des retraités soient réduits pour atténuer l’écart avec les actifs.
Pour lui, le problème se situe ailleurs : du côté des salaires, qui ne suivent pas l’augmentation du coût de la vie. Il estime que les travailleurs devraient pouvoir disposer de revenus suffisants pour vivre dignement, sans dépendre d’une pension plus élevée que leur propre rémunération.
Un vœu pour les générations futures
Curro Cordero souhaite que les plus jeunes puissent construire leur avenir et accéder à la propriété sans s’interroger sans cesse sur leur capacité à joindre les deux bouts. Il a résumé sa pensée par une formule marquante : Plutôt que de les laisser sans rien, je préfère mourir.
Son témoignage, au-delà de son cas personnel, relance une question plus large : comment garantir aux retraités une pension correspondant à leur carrière, tout en permettant aux actifs de vivre correctement de leur salaire. Sur ce point, aucune réponse définitive n’est apportée dans son récit.



