En bref
- Un virement de 100 euros est versé automatiquement ce vendredi 16 octobre 2026 à 1,6 million de Français.
- Cette aide concerne les personnes ayant déjà touché l’indemnité carburant pour la période d’avril à septembre 2026.
- Pour être éligible, il faut parcourir au moins 15 kilomètres par trajet domicile travail ou 8 000 kilomètres par an pour son activité.
- Le revenu fiscal de référence 2024 ne doit pas dépasser 22 770 euros par part fiscale pour toucher cette aide.
- Les nouveaux demandeurs pourront déposer leur dossier en ligne à partir du 22 octobre 2026 via le simulateur des impôts.
Une nouvelle aide carburant de 100 euros versée ce vendredi
Ce vendredi 16 octobre 2026, un virement de 100 euros arrive sur le compte bancaire de 1,6 million de Français. Cette aide carburant vise les automobilistes qui utilisent régulièrement leur voiture pour se rendre au travail ou exercer leur activité professionnelle. Elle concerne spécifiquement les personnes ayant déjà bénéficié de l’indemnité accordée pour la période d’avril à septembre 2026.
Selon le site officiel des impôts, aucune démarche supplémentaire n’est nécessaire pour ces bénéficiaires : le versement se fait automatiquement. Cette nouvelle enveloppe couvre les mois d’octobre, novembre et décembre 2026. Elle porte ainsi à 200 euros le montant total perçu par les personnes éligibles aux deux périodes de versement.
Qui sont les grands rouleurs éligibles à cette aide ?
Le dispositif cible en priorité les travailleurs qui dépendent fortement de leur véhicule pour leur activité professionnelle. Pour en bénéficier, il faut parcourir au moins 15 kilomètres par trajet entre le domicile et le lieu de travail, soit 30 kilomètres aller-retour quotidiens. Les professionnels qui roulent beaucoup dans le cadre de leur métier peuvent également prétendre à l’aide, à condition d’effectuer au moins 8 000 kilomètres par an.
Le véhicule utilisé doit par ailleurs répondre à certaines conditions fixées par l’administration, notamment en matière d’assurance et de motorisation. Remplir uniquement le critère de distance ne suffit toutefois pas pour toucher automatiquement les 100 euros : d’autres conditions, notamment de revenus, entrent en jeu.
Un plafond de revenus relevé pour élargir le dispositif
Les conditions de revenus ont désormais été précisées. Pour être éligible, le revenu fiscal de référence de l’année 2024 ne doit pas dépasser 22 770 euros par part fiscale. Ce plafond a été relevé par rapport aux critères appliqués lors des précédents versements, afin d’ouvrir le dispositif à davantage de foyers.
Grâce à cet assouplissement, le gouvernement estime que le nombre de bénéficiaires potentiels atteint désormais 5,5 millions de personnes, contre environ 3 millions auparavant. Ce chiffre reste toutefois une estimation globale : il ne garantit pas que chaque foyer concerné percevra effectivement l’aide, puisque les critères liés à la distance parcourue doivent aussi être respectés.
Comment demander l’aide si vous n’avez encore rien reçu ?
Les travailleurs qui n’ont pas bénéficié du premier versement pourront déposer une demande à partir du jeudi 22 octobre 2026. La démarche s’effectuera uniquement en ligne, sur le site des impôts, où un simulateur permettra de vérifier au préalable si le demandeur remplit les critères d’éligibilité.
Une fois la demande acceptée, le versement interviendra dans un délai de dix jours. Il est recommandé de passer directement par ce simulateur officiel plutôt que de se fier à des estimations personnelles, afin d’éviter toute erreur ou retard dans le traitement du dossier.
Une réponse à la flambée des prix du carburant
Cette aide intervient alors que le budget carburant des Français s’est nettement alourdi ces dernières années. Selon l’Insee, le prix moyen annuel du sans-plomb 95 est passé de 1,38 euro le litre en 2017 à 1,74 euro en 2025. Il atteint désormais environ 2,22 euros le litre en octobre 2026, un niveau qui pèse lourdement sur les automobilistes parcourant de longues distances.
Cette indemnité forfaitaire de 100 euros ne rembourse pas précisément les sommes dépensées à la pompe. Elle constitue néanmoins un soutien supplémentaire pour les travailleurs qui ne peuvent pas se passer de leur voiture au quotidien, dans un contexte où les dépenses liées au carburant restent une charge importante pour de nombreux ménages.



