En bref
- Le versement des prestations CAF est bien prevu le 5 novembre 2026, ou un peu plus tard selon les banques.
- La somme de 1 366,05 euros correspond a la prime d’activite d’une personne isolee avec deux enfants a charge.
- Ce montant est une base de calcul, pas une somme automatiquement versee a tous les allocataires.
- La base mensuelle de calcul des allocations familiales s’eleve desormais a 478,16 euros depuis avril 2026.
- Le gouvernement envisage un gel des prestations familiales et une modification du calcul de la prime d’activite.
Une somme qui ne concerne pas tous les allocataires
Le versement des prestations par la Caf est bien programme ce jeudi 5 novembre 2026, ou un peu plus tard selon les delais bancaires. Mais le chiffre de 1 366 euros qui circule depuis plusieurs jours sur les reseaux sociaux ne s’applique pas a l’ensemble des beneficiaires.
Cette somme correspond a une situation familiale tres specifique et a une prestation particuliere : la prime d’activite revalorisee pour l’annee 2026. Loin de concerner tout le monde, elle ne s’adresse en realite qu’a un profil tres precis d’allocataires.
La prime d’activite, un dispositif cible
Instauree en 2015 en remplacement du RSA et de la prime pour l’emploi, la prime d’activite vise a encourager l’activite professionnelle, salariee ou non, et a soutenir le pouvoir d’achat des actifs les plus modestes, selon la Caf.
Le montant de 1 366,05 euros correspond precisement a la prime d’activite d’une personne isolee avec deux enfants a charge. Il ne s’agit donc pas d’un montant generique applicable a tous les foyers beneficiaires de cette aide.
Une base de calcul, pas un versement automatique
Ces 1 366,05 euros constituent une base de calcul, et non le montant qui serait automatiquement verse. La Caf prend en compte plusieurs elements pour determiner les droits effectifs : les revenus professionnels, les ressources globales du foyer, et certains avantages lies au logement.
Le montant reellement percu peut donc varier fortement d’un allocataire a l’autre, meme dans une situation familiale similaire. Chacun peut evaluer ses droits a plus d’une cinquantaine de prestations nationales et locales grace au simulateur disponible sur le portail mesdroitssociaux.gouv.fr.
Les revalorisations d’avril 2026
Au 1er avril 2026, plusieurs prestations sociales ont ete revalorisees de 0,8 % : le RSA, la prime d’activite, l’aide universelle d’urgence pour les victimes de violences conjugales, l’allocation aux adultes handicapes (AAH), l’allocation de solidarite specifique (ASS), et l’allocation journaliere d’accompagnement d’une personne en fin de vie.
La base mensuelle de calcul des allocations familiales (BMAF) a egalement ete relevee de 0,8 % a cette date, passant a 478,16 euros contre 474,37 euros auparavant. Cette base sert de reference pour de nombreuses prestations : allocations familiales, prestation d’accueil du jeune enfant, complement de libre choix du mode de garde, allocation de rentree scolaire, ou encore allocation d’education de l’enfant handicape.
Des changements a venir pour les beneficiaires
Le projet de loi de financement de la securite sociale, actuellement examine a l’Assemblee nationale, prevoit de diviser presque par deux le deficit en 2027. Des efforts sont demandes aux retraites, mais aussi aux assures sociaux, avec notamment un gel des prestations familiales et un recentrage de l’allocation de rentree scolaire, pour un total de 1,1 milliard d’euros.
Le gouvernement envisage egalement de modifier le mode de calcul de la prime d’activite, en integrant le financement par l’employeur de la complementaire sante, de la prevoyance et de la retraite supplementaire du salarie. Il souhaite par ailleurs imposer aux etrangers non europeens en situation reguliere une duree minimale de residence d’un an pour acceder a la majorite des prestations familiales et aux aides au logement, un delai qui n’existe pas actuellement pour ces aides, contrairement au RSA ou le delai de carence est deja de cinq ans.
Ce contexte de restriction intervient alors que le taux de pauvrete s’est stabilise en France a 15,4 % de la population en 2024, son plus haut niveau depuis la creation de cet indicateur par l’Insee il y a pres de trente ans, soit 9,8 millions de personnes sous le seuil de pauvrete.




