En bref
- La règle adoptée en 2023 impose une baisse de 100 % des émissions de CO2 des voitures neuves en 2035, ce qui écarte les moteurs thermiques.
- La Commission européenne a proposé en décembre 2025 de viser 90 %.
- Selon Reuters, le PPE, les socialistes et Renew s’entendent sur 87,5 %, avec un crédit jusqu’à 7,5 % pour l’acier européen bas carbone.
- Le texte doit encore être voté puis négocié avec les États ; rien ne change pour les voitures déjà vendues.
Le Parlement européen pourrait aller plus loin que la Commission pour assouplir la fin du moteur thermique. Selon des informations de Reuters du 20 octobre, reprises par PassionAndCar, le Parti populaire européen (PPE), les sociaux-démocrates (S&D) et les libéraux de Renew Europe se sont entendus pour viser une baisse de 87,5 % des émissions de CO2 des voitures neuves en 2035, au lieu des 100 % prévus aujourd’hui.
De 100 % à 87,5 % : comment l’objectif a évolué
| Étape | Objectif de baisse du CO2 en 2035 | Statut |
|---|---|---|
| Règlement adopté en 2023 | 100 % | En vigueur |
| Proposition de la Commission (16 décembre 2025) | 90 % | En discussion |
| Compromis PPE, S&D et Renew (octobre 2026) | 87,5 %, plus un crédit jusqu’à 7,5 % pour l’acier bas carbone | Selon Reuters, à confirmer par un vote |
Le compromis ajoute un crédit pouvant atteindre 7,5 % pour les constructeurs qui utilisent de l’acier européen à faibles émissions. Son articulation avec l’objectif de 87,5 % n’est pas encore précisée.
Ce que cela changerait pour les automobilistes
Contrairement à une idée répandue, viser 87,5 % ne revient pas à autoriser 12,5 % de voitures thermiques : l’objectif porte sur la moyenne des émissions des voitures neuves vendues par chaque constructeur. Concrètement, des modèles à essence ou diesel, en particulier hybrides, pourraient rester en vente neufs après 2035, selon leurs émissions homologuées et les crédits de chaque marque.
Rien ne change pour les voitures thermiques déjà en circulation, qui pourront toujours rouler, être réparées et revendues d’occasion.
Les étapes avant une décision
- Un vote du Parlement européen sur sa position.
- Une négociation avec le Conseil, qui représente les États membres, pour arrêter un texte commun.
- L’adoption définitive par les deux institutions, avant l’entrée en application.
En 2022, lors du premier vote du Parlement sur ce texte, un amendement du PPE visant déjà 90 % avait été rejeté de peu. L’équilibre politique a depuis basculé en faveur d’un assouplissement.
Sources : PassionAndCar – Motor1.


